L’histoire commence en 1895, lorsque le curé de Chiddes, l’abbé Forestier, décide d’installer une statue de la Vierge au sommet du mont Charlet, une colline de 360 mètres qui domine le village. Au même moment, il fait construire une nouvelle église qu’il dédie à Notre-Dame du Suprême Pardon, une œuvre spirituelle dont le but est de prier pour le salut des malades et la conversion des pécheurs.



En 1908, l’abbé Forestier lance officiellement le premier pèlerinage : une procession solennelle qui guide les fidèles de l’église jusqu’au sommet de la colline, en redescendant par la fontaine Saint-Jean. Le succès est immédiat. En 1912, le pape Pie X donne au pèlerinage une renommée internationale en l’érigeant en « Archiconfrérie », attirant jusqu’à 40 000 associés à travers le monde.
Pour accueillir cette foule grandissante, l’architecte local Georges-Théodore Renaud est sollicité après la Première Guerre mondiale. Adepte du béton armé, il transforme le paysage : il termine le clocher de l’église en 1920, puis inaugure au sommet du mont, le 8 septembre 1927, le monument du « Grand Pardon ». Ce calvaire monumental et ultra-moderne pour l’époque s’élève à 21 mètres de hauteur et abrite une imposante Vierge à l’enfant.



Le pèlerinage connaît son apogée des années 1930 aux années 1960, devenant le plus important sanctuaire marial de tout le département de la Nièvre.
Aujourd’hui, la tradition est devenue plus modeste mais reste bien vivante.
