Une semaine pour raviver sa foi
Nous entrons donc dans la Semaine Sainte où nous revivrons les événements majeurs de la vie du Christ. Sa vie est une vie donnée, ainsi nous ne vivons pas seulement la Semaine Sainte pour nous souvenir de ce que Jésus a vécu mais d’abord pour nous disposer à recevoir le don de sa vie. La liturgie est toute orientée pour ouvrir nos cœurs à l’œuvre du Christ en nous.
Le dimanche des rameaux, nous imiterons les foules de Jérusalem, heureuses d’acclamer le Messie et nous entendrons le Christ demander que les portes s’ouvrent pour que le Roi de gloire entre. Avec les portes de l’église, ce sont surtout nos cœurs qui s’ouvriront pour y laisser entrer le Christ afin qu’il les transforme. Nous entendrons alors le récit de la Passion qui nous accompagnera toute la semaine pour méditer jusqu’où le Christ nous a aimés.
Ce seront ensuite les trois jours qui constituent le sommet de notre année liturgique. Ce sera comme une ultime retraite pour nous préparer à renouveler les promesses de notre baptême dans la nuit de Pâques. L’office des ténèbres chaque matin des jeudi, vendredi et samedi saints nous permettra de méditer, avec des psaumes et des textes bibliques, que nous sommes appelés à passer des ténèbres à la lumière. Pour cela, l’office est ponctué de l’éteignement progressif de 7 cierges pour nous rappeler que nous allons vers le Christ qui nous illumine totalement. Chacun de ces offices sera suivi d’un petit enseignement d’une quinzaine de minutes pour nous donner le sens de chaque jour.
La messe du jeudi saint nous conduira à recevoir le commandement de l’amour en contemplant le Christ qui lava les pieds de ses disciples et offrit son Corps, le Pain de vie. Nous accompagnerons ensuite le Christ dans son agonie et son chemin de croix jusqu’à l’office de la Passion pour regarder, sur la Croix, celui qui nous aima jusqu’au bout. Ce sera alors le silence du samedi, le Christ repose au tombeau et, avec lui, nous nous tenons intérieurement dans tout ce qui a besoin de ressusciter en nous pour le laisser nous conduire de la mort à la vie.
abbé Sébastien Courault
